30/09/2007

Les diagonales de France d'André en 2007.

Les Diagonales de France d’André Vaneeckhout

Les récits des diagonales de France d’André Vaneeckhout.

Les diagonales de France sont au nombre de 9.

Le cycle commencé en 2006 par quatre diagonales se termine en 2007 par les cinq restantes.

Les 5 récits (dont 3 sont écrits), racontent les diagonales de 2007.

1) Strasbourg – Perpignan.

2) Brest – Perpignan

3) Brest – Menton.



Compte rendu de la diagonale de France Strasbourg – Perpignan.  7052 (16/05/2007)

 

Premier jour : Strasbourg – Montbéliard

Ce mercredi 16 mai, je rejoins Strasbourg en train, départ de Bruxelles-Nord à 7h09, arrivée à Strasbourg à 12 h 15. Pendant le trajet, pluie et éclaircies, vont se partager le ciel.  Lorsque je sors de la gare de Strasbourg, il ne pleut pas. Je me rends au  Commissariat de police pour officialiser mon départ.  Cachet, date et heure de départ (12 h 45), tout y est, je peux y aller. Direction Montbéliard, terme de cette étape.


Un léger bruit à la roue avant m’inquiète, je m’arrête, je desserre les freins et je repars, tout semble OK….pas pour longtemps ! J’emprunte, sur 30 km, la piste cyclable longeant le canal du Rhône au Rhin. La pluie se met à tomber par intermittence et soudain …la roue avant est à plat. Après examen, il s’avère que le fil assurant la tension du pneu a cassé et provoqué une crevaison. Je remplace le pneu (qui n’avait que 700 km) et la chambre à air. NDLR : je vous déconseille fortement les pneus HUTCHINSON.


Je repars, le parcours est plat et identique, jusque Cernay à celui de Strasbourg – Hendaye effectuée en 2006. La pluie se met à tomber, le vent souffle de face, je suis inquiet car j’ai équipé ma roue arrière du même type de pneu et je n’ai plus de réserve. A la sortie d’Ensisheim, j’aperçois un magasin de sport, vélos –motos – articles de pêche.

J’achète un pneu Michelin et je repars l’esprit plus tranquille.  Ces incidents et une erreur de parcours à Aspach ont entraîné pas mal de retard par rapport à mes prévisions d’autant plus que la pluie se met à tomber comme « vache qui pisse ». Lorsque je traverse Vézelois, le village entier sommeille et je devrai attendre Méroux, 2 km plus loin, pour trouver un restaurant qui me délivre le précieux sésame.


Mon entrée fait sensation, un cycliste voyageant dans la pluie et l’obscurité, cela ne peut être qu’un « fou » (peut-être) dangereux ; les gens se méfient de ceux qui ne sont pas « dans les normes ».


Lorsque je repars, nanti de quelques explications sur la route à suivre, certains sont toujours bouche bée, ils en oublient de continuer leur repas. J’atteins enfin Montbélaird, mais je dois faire un détour pour arriver à l’hôtel ; je ne trouve pas l’avenue repérée sur le site Michelin. Voilà enfin l’Etap Hotel ; il est 22 h50.  Un bonne douche et au lit. Distance estimée à 175 km (compteur en panne).

 

Deuxième jour : Montbéliard - Meximieux

 

A 4 h 20, je quitte l’hôtel sous une pluie battante. En débute de parcours, j’emprunte des routes principales, plus faciles à repérer dans l’obscurité et sous la pluie. Le jour se lève et le ciel est complètement bouché, la pluie va m’accompagner longtemps…ce sera toute la journée. A Baume les Dames, c’est l’arrêt pour le petit déjeuner ; je discute avec le boulanger qui m’a permis de m’abriter dans son garage, celui-ci étant contigu au fournil, il m’invite à y venir pour me réchauffer. Ah la bonne odeur du pain fraîchement cuit !


Mais il faut bien repartir. Pluie et bosses m’amènent à Quingey, deuxième lieu de contrôle, il est 11 h 20, je prends du retard, mais tant pis. Les petites routes, c’est bien, c’est agréable, sauf quand il pleut, mais parfois difficile à trouver! D’où des kilomètres supplémentaires.


A Varennes Saint Sauveur, je m’arrête pour me restaurer ; je me renseigne sur les possibilités de logement, j’ai beaucoup de retard sur mes prévisions et j’en ai plus que marre de cette flotte. Aucune possibilité de logement avant Bourg en Bresse, à 40 kilomètres.  Je sors du café, il ne pleut plus !!!

Quinze kilomètres plus loin, à Marboz, je m’arrête pour faire tamponner mon carnet et lorsque je repars, la pluie est revenue.

Je traverse Bourg en Bresse sans difficultés, il est près de 19 h, il me reste plus de 2 heures avant l’obscurité, je décide de continuer jusqu’au moment où la nuit tombera.  Je m’arrêterai  finalement à Meximieux à 22 h 50. J’aperçois une enseigne d’hôtel, il y a de la lumière, je sonne, je donne quelques explications à la charmante dame hôtesse blonde vêtue de rouge qui m’ouvre la porte et c’est OK (tiens le moral remonte déjà).  Le vélo va sur la terrasse à l’arrière et je reçois toutes les explications pour pouvoir quitter l’hôtel le lendemain matin. Une bonne douche et quelques heures de sommeil bienvenues.

 

Troisième jour : Meximieux – Nîmes

 

Il est 5h30 lorsque je quitte l’hôtel, j’ai dormi ½ h de plus que prévu et j’ai 20 kms de retard mais il ne pleut plus ! Quelques difficultés pour retrouver mon parcours initial mais à Mions, tout est rentré dans l’ordre.

Après avoir franchi le col de Bel Air (336 m), j’atteins Vienne, il est 9h 35 ; je ne m’y attarde pas car j’ai 2 h 30 de retard sur mon horaire initial. Le moral revient néanmoins avec le soleil et le vent favorable. Ces deux éléments m’accompagneront toute la journée me permettant de récupérer une bonne partie de mon retard et d’arriver à Nîmes avec seulement ½ h de retard par rapport à l’heure initialement prévue. Au passage, j’aurai eu l’occasion d’admirer de magnifiques paysages dans la vallée du Rhône ( ! vallée ne rime pas nécessairement  avec terrain plat !).  Après m’être rassasié d’un bon plat de pâtes, je rejoins l’hôtel proche pour une nuit « presque normale ».

 

Quatrième jour : Nîmes – Perpignan

 

Je quitte l’hôtel à 4 h 30. A cette heure je peux emprunter la N113 sans problème. Je la quitte à Lunel, après m’y être repu de croissants au beurre. Je m’égare un peu dans les départementales et cela me vaut quelques kilomètres supplémentaires. J’entre dans Montpellier (ville à éviter à tout prix !!) et je slalome d’un côté du boulevard à l’autre car celui-ci est interdit au vélo. En désespoir de cause, j’emprunterai ce boulevard pour pénétrer en ville, il est encore tôt et il y a peu de circulation. Un peu plus loin, j’aboutis dans un parking, demi-tour, quelques escaliers et je suis dans le piétonnier. Pour vous extirper d’un labyrinthe citadin faites confiance aux balayeurs municipaux, l’un de leurs représentants m’a clairement expliqué comment sortir de Montpellier.


A Poussan, le  balayeur municipal me déconseille fortement d’emprunter la petite route qui devait m’emmener vers Loupian : « Avec un VTT, oui, mais pas avec votre vélo. » Je rejoins donc Mèze via la N113. A midi pile, je m’arrête à Béziers pour me restaurer : une place, un snack donc nourriture et boisson disponibles ; vous ajoutez à cela un banc, qui me tend les bras. Deux charmantes jeunes filles y sont installées et j’en profite pour m’informer sur la route à suivre pour sortir de Béziers. Nous entamons une conversation avec les questions rituelles : « Où allez-vous ? D’où venez-vous ?  Perpignan, mais c’est à plus de 100 km. L’une d’entre elles en reste bouche bée. Que dire de son étonnement quand je lui dis que je viens de Strasbourg.  Elles sont vraiment charmantes ces demoiselles (et jolies) mais la route m’attend : Narbonne, Salses le Château avec son bureau de poste sans boîte aux lettres (volée par un collectionneur ????). « Veuillez déposer votre courrier dans la boîte aux lettres de la Mairie, le courrier sera relevé à 10 h » Mais où se cache cette mairie ? J’achète une boisson à l’épicerie du village et je reçois les indications nécessaires.


En route pour la dernière ligne droite ! En suivant les indications reprises sur le site des diagonalistes, j’entre dans Perpignan sans trop de difficultés et j’atteins le poste de Police à 17 h 45, soit 1 h avant la fin du délai prévu. Le préposé à l’accueil n’est manifestement pas au courant ; il se renseigne et revient finalement avec mon carnet estampillé, heure notée 17 h 53.   NDLR : Il serait souhaitable qu’une information soit fournie aux différents commissariats concernés car j’ai constaté cet étonnement pratiquement à chaque fois.



Compte rendu de la diagonale de France Brest – Perpignan 7145 (09/07/2007)

 

Premier jour : Brest – Savenay

Départ du Commissariat de police à 5 h 00. A Guipavas, la pluie est au rendez-vous. Je poste ma carte de départ à Sizun et j’atteins Roc Trévezel vers 7 h 45, température 11° !! Et l’été dans tout cela ? . A Carhaix, le soleil fait son apparition et le vent se lève, il souffle de ¾ dos ; cette partie du trajet est identique à celui de la diagonale Brest-Menton, effectuée en juin, excepté à Rostrenen où j’avais « dévié ».

Cette fois, je respecte l’itinéraire prévu. A Pontivy, j’ai  1 h d’avance, contrôle au même endroit, la boulangerie « Au pain authentique » dont je vous recommande les sandwiches. Le ciel se couvre, le grondement du tonnerre se rapproche ; l’orage éclate alors que je suis occupé (à l’abri) à recouvrir mes sacs et enfiler mon imperméable.


Des trombes d’eau, des éclairs, de la grêle….. un orage dans toute sa splendeur. Après une pause ravitaillement à Questembert, par Toutatis, le ciel me tombe sur la tête, un nouvel orage éclate et cette fois pas d’abri en vue.


J’appelle l’hôtel pour confirmer mon arrivée, je suis en avance bien que je perde du temps dans les derniers kilomètres en m’égarant dans de petites routes. Une douche et un repas bien mérités ; ce dernier traîne en longueur, le service n’est pas des meilleurs ! Je ne vous recommanderai pas cet hôtel. 277 km au compteur et 2600 m de dénivelé avec un vent qui m’a donné un joli coup de pouce..

Deuxième jour : Savenay  – La Couronne (Angoulême)

A 4 h 40, je prends la route, direction Nantes où la pluie m’attend à nouveau. Quelques difficultés pour trouver la bonne direction, d’où quelques kilomètres en plus. Mon premier contrôle est à Les Herbiers. J’y arrive ½ h plus tard que prévu et cela ne va pas en s’améliorant, une déviation due à un pont en réfection allonge encore mon trajet.

Aubigné, second contrôle de la journée, renseignements pris auprès d’un autochtone : « Pas de commerces ici » Je pars à la recherche d’une boîte aux lettres, je prépare ma carte, mais à l’instant où je vais la poster, j’aperçois une porte de la mairie ouverte.


Une charmante dame m’accueille et appose le cachet officiel dans mon carnet. Elle me demande mon nom (mais pas mon N° de téléphone, je suis un peu déçu !!). Quelques kilomètres supplémentaires avant d’atteindre l’hôtel vers 21 h 30.Rude journée avec 305 km au compteur et 1800 m de dénivelé.


Troisième jour : La Couronne  – Montauban


Je pars à 5 h 18, les premiers kilomètres sont difficiles (275 m de dénivelé en 20 km !).A Montmoreau Saint Cybard, pause petit déjeuner et c’est reparti : des bosses, des bosses et encore des bosses…..Premier contrôle à Saint Aulaye, il est 8 h 45, j’ai pris du retard et c’est reparti direction Agen via Miramont de Guyenne.


A Agen, j’ai 2 h 30 de retard sur l’horaire prévu ; heureusement la fin du parcours est un peu plus facile mais une déviation due de nouveau à un pont en réfection ajoute quelques kilomètres à mon trajet. Après Auvillar, je roule sur un plateau, la vue est bien dégagée et je peux admirer un magnifique château construit sur une hauteur et entouré de bois. Les rayons du soleil (presque) couchant l’éclairent entièrement ; le tableau est splendide ; j’en oublie la fatigue de la journée. Il est 22 h 10 quant j’atteins mon hôtel à Montauban. Au compteur, 283 km et 2550 m de dénivelé.


Quatrième jour : Montauban  – Perpignan


Je quitte l’hôtel à 5 h 18, direction Toulouse. Le réveil est pénible, le manque de sommeil se fait cruellement sentir mais heureusement le terrain est peu vallonné. Contrôle et petit déjeuner à Toulouse.


Direction la piste cyclable du canal du Midi que je trouve sans trop de difficultés grâce aux  informations recueillies sur le forum des diagonalistes. A certains endroits, le canal est proche de l’autoroute ce qui permet d’apprécier d’autant mieux de rouler « hors trafic ».Sur un tronçon en mauvais état, je subis une crevaison.


Après quelques kilomètres sur une piste non revêtue je rejoins la départementale, direction Le Ségala puis Villasavary. A Limoux, la dégustation de la Blanquette n’est pas au programme. Le dernier contrôle est à Quillan. Constatation : enfin un jour sans pluie et avec un ciel bleu. La D117 m’emmène vers Saint Paul de Fenouillet via un dernier obstacle, le col de Camperier.


Au passage, je peux admirer le défilé de la Pierre de Lys : magnifique! Une nouvelle crevaison peu avant Saint Paul de Fenouillet où je poste la carte arrivée. Quelques dizaines de kilomètres et je suis au Commissariat de police de Perpignan dans les délais.Dernière journée : 256 km, 1100 m de dénivelé.



Compte rendu de la diagonale de France Brest – Menton.  7144 (04/08/2007)

Premier jour Brest – Chateaubriand

J’ai rejoint Brest en train la veille. Je quitte l’hôtel Kelig  à 4h 30, et la préposée à l’accueil du Commissariat de police indique 4 h 36 sur mon carnet de route. Un vent violent souffle, venant de la mer ; il soufflera toute la journée, le plus souvent de côté.


Premier objectif, atteindre Roc Trévezel, point culminant de la Bretagne (336 m), pas besoin de vous faire un dessin du relief ! Au passage je poste ma carte de départ à Sizun. A cette heure il y a peu de trafic mais la pluie s’est manifestée pour la première fois. Toute la journée, pluie et éclaircies se partageront le ciel, m’obligeant à des séances d’habillage et de déshabillage. Lorsque le soleil luit, garder l’imperméable est comparable à une séance de sauna !

Je ravitaille à Carhaix-Plouguer et devinez de quoi me parle la boulangère ? De son beau-frère qui a terminé les qualifications pour Paris-Brest-Paris ! Agréable surprise à la sortie de la ville, la N164 étant interdite aux vélos, une signalisation spécifique indique la route de Rostrenen pour les cyclistes.

A Rostrenen, je dévie de mon itinéraire initial sur des indications fournies par un autochtone, d’où quelques kilomètres en plus ! Les bosses se succèdent, et sur les hauteurs le vent souffle avec violence. Enfin la descente sur Pontivy, premier contrôle et pause méridienne.


La sortie de Pontivy vaut l’arrivée, mais inversée. Soudain une silhouette sur un vélo postée au bord de la route, un sariste, c’est Christophe ; il va m’accompagner et me piloter jusqu’à la sortie de Bain de Bretagne. Il est toujours agréable d’avoir de la compagnie lorsque l’on effectue des diagonales en solitaire. Dans une descente, je ressens un choc, un trou que je n’ai pu éviter, crevaison à l’avant ; Christophe n’a pas entendu mon appel à cause du vent, lorsqu’il revient, la réparation est terminée.


A Bain de Bretagne, 2e Contrôle, dans une pharmacie, mon lieu de prédilection car là je suis certain de trouver un tampon encreur. J’appelle l’hôtel pour confirmer mon arrivée, je suis dans les temps. J’ai le temps de prendre un repas normal, ce qui n’est pas toujours le cas.

L’hôtel Le Terminus est connu pour son accueil, la possibilité de ranger le vélo et le plateau repas le matin. Ajoutez à cela une hôtesse en robe mini et sexy et vous comprendrez d’autant le choix préférentiel des diagonalistes. Rude journée avec 288 km au compteur et 2450 m de dénivelé. Les quelques heures de sommeil après la douche sont plus que bienvenues.


Deuxième jour : Chateaubriand –Argenton-sur-Creuse

A 4 h 30, je suis à l’extérieur et je sonne pour que le patron de l’hôtel m’ouvre pour récupérer mon vélo. Je pars à 4 h 40. Le temps est semblable à la veille, vent, soleil et pluie. Le relief est plus avantageux, aujourd’hui, vallée de la Loire et de La Vienne au programme avec quelques difficultés d’orientation à l’entrée d’Angers (et j’étais dans la bonne direction !)

A Saint Mathurin-sur-Loire, je profite de mon arrêt « Contrôle » pour renvoyer la clé de ma chambre que j’ai oublié de remettre à l’hôtelier. Je reprends ensuite ma progression le long de la Loire que je traverse à Saumur.


L’après-midi, je traverse quelques beaux petits villages. J’arrive à Argenton-sur-Creuse à 20 h 30, il y a un monde fou sur la Place de la République ; je me présente à l’hôtel, le restaurant est comble et pour le repas je me contenterai d’un sandwich.

La fête de la musique (ou du bruit,) bat son plein et perturbera mon sommeil. Après avoir reçu toutes les instructions pour mon départ matinal, je quitte cette salle bruyante pour ma chambre qui, heureusement, ne donne pas directement sur la place. Aujourd’hui, 286 km au compteur avec 650 m de dénivelé.

Troisième jour : Argenton-sur-Creuse Andrézieux –Bouthéon

 

Comme d’habitude départ à 4 h30, direction La Châtre. Une longue journée m’attend, 300 km au programme. Le temps est identique à celui des jours précédents. Les bosses sont présentes dès le départ, elles le resteront (en s’intensifiant) toute la journée.


Un peu avant Varennes-sur-Allier, j’emprunte la N7, la partie la plus désagréable du parcours pour plusieurs raisons : d’abord le trafic, ensuite un problème au pneu arrière que je dois remplacer et pour terminer un longue averse au départ de Lapalisse où j’ai effectué un arrêt pour me ravitailler ; la pluie persistera tout le temps de la grimpette de plusieurs kilomètres qui suit. Je quitte la N7 pour la D8 et m’arrête à St André d’Apchon pour le contrôle. Un camion « pizza » est garé sur la place, il est 18 h 30, voilà un repas du soir tout trouvé. J’ai pris du retard, la fin du parcours est un peu plus facile mais il est néanmoins 22 h 50 quant j’atteins mon hôtel. Au compteur, 305 km et 2350 m de dénivelé.


Quatrième jour : Andrézieux – Bouthéon – Laragne-Montéglin

Je quitte l’hôtel à 5 h 45, soit 45’ plus tard que prévu. Après 11 kilomètres, je suis revenu à mon point de départ !! Finalement j’atteins la N82 qui m’amène à Saint Etienne, ville pas si évidente que cela à traverser. En principe c’est tout droit, sauf quand il y a des sens uniques. Un cyclo arrive à ma hauteur, je me renseigne quant à l’endroit où je me trouve, je devrais arriver au Col de la République. C’est  raté mais  il me propose un autre itinéraire me permettant, vie un autre col d’arriver à mi-chemin du Col de la République ; nous rejoignons ses copains et nous allons faire l’ascension du col ensemble, merci les gars (Daniel, Bernard et Jean-François) accompagner quelqu’un qui, vu le chargement et la fatigue, monte à 9 –10 km/h, c’est super-sympa.


Arrivé sur la N82, je n’ai plus qu’à reprendre mon itinéraire initial, je les remercie et nous nous quittons là. Contrôle à Bourg-Argental, toujours beaucoup de vent mais le soleil est au rendez-vous. J’atteins la vallée du Rhône que je quitterai à Livron-sur-Drôme pour suivre la vallée de la Drôme, partie du parcours au relief plus accentué.

Arrêt après Crest  pour une crevaison à l’arrière. L’explication est simple, la « piste cyclable » est remplie de gravillons suite à des travaux routiers. A Dié, je me ravitaille copieusement, il n’est que 17 h 30 mais la route est encore longue et le Col de Cabre m’attend, 10 km d’ascension. Je marque une pause au pied du col et préviens l’hôtel que j’arriverai plus tard que prévu. Il est 22 h 35 quand j’y arrive. Au compteur 281 km, 2250 m de dénivelé. La chambre très simple avec un lavabo et WC sur le palier, le prix est en rapport, 27 €.


Cinquième jour : Laragne-Montéglin- Menton

Ce matin, je ne me hâte pas, départ prévu à 6 h 30 ; il sera finalement 7 h 10 car une désagréable surprise m’attendait, le pneu arrière était plat. Cette partie du parcours est semblable à celle de Dunkerque – Menton, diagonale que j’ai effectuée l’année passée.Nous sommes dimanche matin et je peux emprunter sans difficulté la N85 vu le peu de trafic. De plus le soleil brille, mais il y a toujours beaucoup de vent.


Il me reste le col des Robines et le Col de Toutes Aures dont j’effectuerai les derniers kilomètres d’ascension en compagnie d’un autre cyclo. Désagréable surprise dans la descente, un vent violent de face, je suis parfois à 15 km/h, et au fur et à mesure que j’approche de Nice le trafic augmente. J’y arriverai sans encombre mais, nouvel obstacle, la Promenade des Anglais est partiellement fermée pour cause de triathlon.


Je réussis à me faufiler, parfois à pied, mais pas de panique, il me reste plusieurs heures de délai. Après m’être sustenté dans une pizzeria, je prends la route de
Menton via la Basse Corniche. Grosse frayeur dans la descente sur Menton, un quidam sort de sa voiture les bras chargés et traverse immédiatement la rue, je l’évite de justesse !

Il est 21 h 25 lorsque je me présente au commissariat de Menton. La dernière étape comptait 232 km pour un dénivelé de 1300 m.