31/08/2009

Alpes 2009

 

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Séjour dans les Alpes en Août 2009.
Par André Van Eeckhout

Michel Cabard est président de l'association Cyclo-coeur venant en aide aux personnes handicapées. Nous nous sommes rencontrés lors de Paris-Pékin; Michel pilotait un tandem, emmenant avec lui son ami Gérard, non-voyant. Son épouse Odile faisait également partie du voyage. Lors de cette longue randonnée, nous nous sommes liés d'amitié et Michel a évoqué son association. Voilà le pourquoi de ma présence dans cette région des Alpes située autour de Bourg St Maurice.

La cyclo-coeur est répartie sur 3 jours. A mon arrivée le jeudi soir, je retrouve plusieurs participants de Paris-Pékin.


Jour 1 - Vendredi 7 août : Bourg St Maurice - Courmayeur - Arpi (Val d'Aoste - Italie)

Accueil des cyclotouristes au centre de Bourg St Maurice. Pour ceux qui ont oublié le petit déjeuner, aucun problème, le ravitaillement du départ est bien garni. Après les allocutions d'usage et les photos, le groupe s'élance sous la protection de la police pour la traversée de Bourg St Maurice; direction le Col du Petit Saint Bernard dont le sommet se situe à 2188 m. De Bourg Saint Maurice (815 m), cela représente 30 km d'ascension pour un dénivelé de 1373 m. Pourcentage moyen 4,6 %

La montée commence tout de suite assez fort (6-7%), mais pas pour très longtemps, juste quelques kilomètres pour s'éloigner de Bourg-Saint-Maurice. On atteint rapidement le village de Seez. La pente s'adoucit quelque peu (4-5%) et va se maintenir ainsi jusqu'au sommet, c'est très roulant. La première partie est assez amusante avec ses nombreuses épingles.
La route continue à travers une dense forêt de sapins, avec de rares habitations, et des virages moins fréquents. Les arbres disparaissent progressivement, et on peut apercevoir toute la vallée de l'Isère. On atteint La Rosière qui marque la fin des virages en épingle. Un ravitaillement, tout aussi copieux que le premier nous y attend. A la sortie, il reste une dizaine de kilomètres à parcourir sur une route interminable qui remonte la vallée quasi en parallèle avec la rivière. Il y a encore une double épingle pour atteindre l'hospice puis le sommet du col. Nous sommes en Italie.
Comme pour la plupart des ascensions longues, c'est plus la distance que la pente qui constitue la difficulté de col. Les paysages au sommet valent la peine, le panorama est exceptionnel: Aiguille Verte, Mont Blanc, Mont Pourri...

Enfiler le coupe-vent et c'est la longue descente sur La Thuile et Pré St Didier 23 km. Ensuite nous remontons vers Courmayeur, la chaleur a fait son apparition. Rencontre avec les jeunes cyclos du club local qui vont nous accompagner pour le retour. Une partie du groupe loge à Courmayeur; les autres (dont je fais partie) redescendent vers Pré St Didier puis Morgex où une possibilité de repas nous est offerte, et est la bienvenue, car le Colle San Carlo nous attend.  Le Colle San carlo est long de 10,5 km, a un dénivelé de 1049 m, le pourcentage moyen est de 10 %, avec des passages à 11 et 12 %; le sommet se situe à 1971 m. L'orage menace et la pluie fait son apparition. Nous logeons à Arpi, à 3 km du sommet. Nous arrivons juste avant que l'orage n'éclate. Logement dans une chambre comptant 4 lits superposés. Deux couples provençaux, amis de J-M Zimmerman compagnon de Paris-Pékin, nous accompagnent. L'installation des dames à l'étage supérieur donne lieu à des scènes épiques et une franche rigolade.

Au total : 84 km et 2300 m de dénivelé.


Jour 2 - Samedi 8 août : Arpi (Val d'Aoste - Italie) - Bourg St Maurice + Ascencion vers Les Arcs 1950

Vers 9 h. Le groupe ayant logé à Courmayeur nous rejoint et nous partons, sous la pluie, pour terminer l'ascension du Colle San Carlo. Ensuite, 8 km de descente jusque La Thuille, la pluie a cessé et la route est sèche. Petite pause à La Thuille (altitude 1496 m) et c'est parti pour les 13 km de montée. Dans la descente, un ravitaillement nous attend à la Rosière, tout aussi copieux que la veille. Pour atteindre Bourg St Maurice nous devons slalomer entre les voitures dans les derniers kilomètres, il y a file. Nous arrivons vers midi; Un repas nous attend sur l'esplanade proche de la gare. 58 km parcourus pour 1000 m de dénivelé.

L'après-midi a lieu une cyclosportive la montée des Arcs 1950, 26 km, 1100 m de dénivelé. J'y participe avec Roland Diot et François Hennebert, 2 copains de Paris-Pékin. François est  venu avec son vélo de Paris-Pékin, d'où difficulté complémentaire vu le poids. Le départ s'effectue sous la pluie, celle-ci subsistera pendant une dizaine de kilomètres. J'atteins le sommet après 1 h 55. Je me suis permis le luxe de dépasser quelques participants à la cyclosportive sur la fin (cela fait du bien à mon ego!). Il fait frais là-haut et j'ai perdu mon coupe-vent. Je déniche un magasin de sport et m'achète un vêtement de pluie léger pour la descente. En bas le soleil brille à nouveau. Retour au gîte pour une bonne douche puis en route pour la grande fête à Macot : repas et soirée dansante; je m'éclipse vers 23 h, je suis fatigué et une autre randonnée est au programme demain. Certains resteront jusque 3 h du matin ....mais ne monteront pas sur leur vélo le dimanche.

Total de la journée : 110 km 2100 m de dénivelé


Jour 3 - Dimanche 9 août : Parcours Beaufortain

Départ de Bourg St Maurice à 7h30, direction le Cormet de Roselend . Col sans difficulté particulière, 20,5 km d'ascension depuis Bourg St Maurice - 1 155 mètres de dénivelée - 6% de moyenne - maxi 8,5%. Au sommet un ravito substantiel nous permet de reprendre des forces puis c'est la longue descente sur Beaufort où nous attend un autre ravito. Il fait beau, la chaleur va s'installer peu à peu et le menu s'annonce indigeste, à savoir le col du Pré. Lisez plutôt cet extrait de la présentation du col :
« L'ascension du Col du Pré offre de superbes panoramas sur les sommets environnants et est sans aucun doute l'une des plus belles ascensions du massif du Beaufortain.
Cependant, l'aspect scénique ne va pas forcément de pair avec facilité. A partir de Beaufort ce sont tout de même 12,22 km à 7,90% de moyenne qui vous attendent. Depuis ce dernier, la route coïncide avec celle du lac de Saint Guérin (et donc le Cormet d'Arêches) et monte progressivement en lacets jusqu'au village d'Arêches.
A partir de là commencent véritablement les choses sérieuses: 9,2% (moyenne) sur 7,3 km. La route - très bien tracée - s'élève rapidement en lacets au dessus du village dans des pourcentages aux alentours de 8-9% offrant de très belles vues sur la vallée de Beaufort. Trois kilomètres après avoir laissé le village derrière nous, l'on traverse le très pittoresque village de Boudin et ses chalets typiques classé parmi les plus beaux villages de France. Peu après, la route pénètre alors dans la forêt et continue dans de forts pourcentages jusqu'au sommet, les deux derniers kilomètres étant les plus relevés: 10 et 11% respectivement. Au col (1703m), la montée continue pendant quelques centaines de mètres pour atteindre l'altitude finale de 1768 m. Ensuite, on entame la descente sur le barrage de Roselend et le col de Méraillet (1605m). Là, on emprunte la D217 qui mène au Cormet de Roselend. La route - plane d'abord - longe les rives du lac et la chapelle de Roselend avant de repartir de plus belle dans des portions à 7-8% avant de passer un verrou rocheux et un court passage à 9% à la sortie de celui-ci. Une fois passé le Refuge du Plan de la Lai à 1818m , le pourcentage moyen diminue légèrement (6% environ) et ce jusqu'au sommet (1968m) marqué par un immense panneau en pierre ».

Nous revoici au sommet du Cormet de Roselend où nous attend le dernier ravito. Ensuite longue descente jusque Bourg St Maurice. Bien que la route soit en mauvais état, les lignes droites du début me permettent d'atteindre 75 km/h, ensuite la route est plus sinueuse et la prudence est de mise. Voilà le tryptique bouclé avec 88 km et 2600 m de dénivelé.

Le soir au gîte buffet froid organisé à l'initiative de notre hôtesse Odile Cabart et nous festoyons gaiement en évoquant les souvenirs de notre épopée 2008.


Jour 4 - Lundi 10 août : Ascencion du col de l'Iseran

Malgré le temps maussade, je décide de m'attaquer à l'Iseran. Parti de Bourg St Maurice à 9 h 30, la pluie cesse après ½ h.
La montée est longue de 50 km pour arriver à 2 770 m. Les dix premiers kilomètres sont faciles (1060 m), puis irrégulier jusqu'au barrage de Tignes (1 840 m) avec des pentes de 9%, puis 11 km relativement tranquille jusqu'au Pont Saint-Charles (2 050 m). A partir du barrage de Tignes la route emprunte de dangereux tunnels glissants et non éclairés pour rejoindre Val d'Isère. Je m'y arrête pour manger vers 12 h. Les panneaux indiquant la distance et le pourcentage apparaissent à 13 km du sommet. Cette dernière partie est plus ardue, il fait beau, la vue est magnifique sur Val d'Isère en contrebas, un vent froid a fait son apparition et contrarie (suivant les lacets) ma progression dans les derniers kilomètres. Au sommet, je suis « cuit » mais je me couvre rapidement car il fait glacial. Il est 14h30. La montée m'a pris 5 h, arrêts compris, moyenne 12,5 km/h. Cà et là subsistent quelques plaques de neige. Après avoir bu un café réconfortant mais coûteux (3€40), j'entame la descente. Les premiers kilomètres s'effectuent dans le brouillard (ou les nuages si vous préférez); ceux-ci se déchirent soudain et Val d'Isère est de nouveau visible sous le soleil. Je ne suis pas trop rassuré dans la traversée des tunnels mais tout se passe bien. A partir de Tignes, la route est mouillée mais il ne pleut pas. Je redouble de prudence car la route est en mauvais état. Je rallie Bourg St Maurice à 16h30, la descente a duré 1h30.

Pour la journée 102 km et 2000 m de dénivelé.


Jour 5 - Mardi 11 août : Le retour avancé

Bien qu'Odile propose une randonnée  d'une soixantaine de kilomètres et qu'il fasse beau, je choisis de repartir. Après 384 km et 9000 m de dénivelé en 4 jours je suis « saturé » et fatigué. Point trop n'en faut.

Conclusion : J'espère y retourner l'an prochain et y grimper d'autres cols. Si cela tente l'un d'entre vous......

 


 

 

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